Posts Tagged ‘TPIR’

Le rapport Hourigan: une légende urbaine (Épisode 1)

17 février 2012

Le rapport Hourigan était aussi précieux pour le juge Bruguière que les Manuscrits de la mer Morte pour les théologiens…

C’est une légende urbaine qui alimente depuis douze ans la Grande Manip’. Certains prétendent que le juge Bruguière la raconte encore à ses petits-enfants, le soir à la veillée, en tirant sur sa pipe.

Même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une manipulation délibérée de la part de l’enquêteur du TPIR qui en assume la paternité et lui a donné son nom, l’affaire dite du “rapport Hourigan” occupe une place hautement symbolique dans le dossier qui nous intéresse. C’est en effet à dater du jour où ce mystérieux rapport a été rendu public dans les médias, en mars 2000 (nous y reviendrons dans le second épisode) que la thèse d’une implication du FPR dans l’attentat du 6 avril 1994 a commencé à prospérer. (more…)

Publicités

Twagiramungu et l’attentat: “Je ne sais rien mais je dirai tout!”

29 janvier 2012

Le contorsionnisme de Faustin Twagiramungu depuis 1994 est révélateur des manipulations qui entourent l’attentat du 6 avril 1994. Un véritable tête-à-queue idéologique, au gré des errements de ce politicien qui a effectué en dix-huit ans une révolution complète, jusqu’à aller exonérer les génocidaires de leurs responsabilités devant le TPIR.

Ou comment dévoyer la vérité historique au profit d’intérêts politiques. (more…)

Rwanda: MSF se Crashe sur le rapport Trévidic

28 janvier 2012

“En psychologie, nous apprend Wikipedia, le déni est une notion théorisée par Sigmund Freud pour désigner la non-considération d’une partie de la réalité. […] L’acte de déni refuse de prendre en charge certaines perceptions: un fragment, éventuellement important, de la réalité, se voit totalement ignoré; la personne qui dénie se comporte comme si cette réalité n’existait simplement pas, alors qu’elle la perçoit.”

Depuis la communication aux parties par les juges Poux et Trévidic, le 10 janvier 2012, du rapport d’expertise sur l’attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, certains cadres de Médecins sans frontières (MSF), aujourd’hui membres du Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires (Crash, un nom prédestiné), offrent une illustration intéressante de cette occultation du réel. (more…)

Rwanda, une difficile vérité

16 janvier 2012
Par Stephen SMITH et André GUICHAOUA
Tribune parue dans Libération le 13 janvier 2006
La polémique qu’a suscitée la publication de l’ouvrage de Pierre Péan(1) et la quasi-absence de débats autour du livre du lieutenant Ruzibiza(2) obligent à un constat d’échec: le rôle joué par la France au Rwanda continue d’éclipser la recherche de la vérité sur le génocide de 1994 ; à en juger par le mépris dans lequel sont tenus les faits, cette vérité n’intéresse pas. C’est notamment le cas pour ce qui est révélé par des Rwandais eux-mêmes, au péril de leur vie.

Rien de plus légitime que de s’interroger sur le rôle de la France dans le génocide au Rwanda. En 1998, une mission d’information parlementaire a tenté de faire la lumière sur l’implication française. Le dossier n’est pas clos. Actuellement, la justice militaire est saisie des plaintes de deux Rwandais qui affirment que l’armée française s’est compromise dans les tueries de 1994. En attendant l’issue de cette procédure, est-il nécessaire d’instruire des procès d’intention? A ce jour, aucune preuve n’a été apportée d’une «complicité de génocide» de la France, si l’on entend par là le consentement de l’Etat français à l’extermination des Tutsis ou, à plus forte raison, sa participation à leur éradication. Cependant, imprescriptible à l’instar du crime, la question reste ouverte. (more…)