“Politis”: le Costa Concordia de l’enquête Bruguière

Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Politis s’appelle Denis Sieffert. Mais les connaisseurs du dossier Bruguière-Trévidic le surnomment désormais “Schettino”, du nom du commandant du Costa Concordia, le paquebot de croisière qui s’est échoué le 13 janvier dernier dans des conditions rocambolesques. Son Giglio à lui, c’est l’attentat du 6 avril 1994. Flirtant avec les mensonges distillés par les génocidaires rwandais et certaines officines françaises, comme le commandant du paquebot italien avec les récifs de la petite île toscane, Sieffert-Schettino vient d’échouer définitivement son journal en publiant l’article de trop (ci-contre).

Un jour prochain, peut-être dresserons-nous le catalogue des errements de Politis dans le dossier rwandais. Dans l’immédiat, conformément au sacerdoce auquel ce blog s’astreint, nous procéderons au décryptage de l’article paru dans l’hebdomadaire le 26 janvier: “Vérité ‘irréfutable’, vraiment?” (en référence à la “une” de Libération le 11 janvier 2012). Un vrai petit bijou de désinformation!

Commençons, sur un sujet aussi sensible et propice aux polémiques, par nous demander qui nous parle. Est-ce Sieffert-Schettino lui-même? Ou bien son vieux complice André Guichaoua? Ni l’un ni l’autre. “Alma Rodinson, journaliste indépendant [au masculin, nda], remet en cause l’interprétation dominante des expertises concernant l’attentat contre l’ancien président rwandais qui a donné le signal du génocide de 1994”, nous apprend le “chapô” de l’article.

Une petite recherche sur Google nous éclairera forcément sur cet illustre inconnu qui nous promet d’alléchantes révélations. Mais notre déception est immense. Ce journaliste n’a laissé quasiment aucune trace sur le Web – ce qui est un exploit. Les seules mentions que l’on trouve de lui nous ramènent au numéro de Politis daté du 26 janvier 2012. De là à déduire que nul n’était assez fou pour mener cette opération commando sous son vrai nom, il n’y a qu’un pas.

Venons-en maintenant au contenu.

1) “Si Libération et Le Monde s’étaient donné la peine de recouper l’info, écrit Politis, ils auraient interrogé, par exemple, l’avocat d’une des familles des pilotes, à l’origine de la plainte. Lequel avocat a une tout autre interprétation du rapport. Car le dossier technique ne prétend aucunement révéler l’identité des tireurs.”

En réalité, personne ne prétend que les experts révèlent l’identité des tireurs. Ce que l’auteur de l’article, apparemment, peine à comprendre, faute de connaître le contexte historique et géographique rwandais de l’époque, et surtout faute d’avoir lu le rapport d’expertise, c’est que les experts donnent une indication scientifiquement étayée (croisant un nombre important de paramètres) sur le lieu d’où ont été tirés les missiles. Or ce lieu très particulier (un camp militaire où étaient cantonnés plusieurs bataillons d’élite de l’armée rwandaise, à proximité immédiate de la résidence privée du président Habyarimana) rend théoriquement impossible une infiltration d’un commando du FPR – lequel aurait dû y rester dissimulé pendant plusieurs heures puis réussir à s’exfiltrer.

C’est pourquoi, avec une unanimité qui choque Politis (journal qui a, par le passé, présenté comme acquise la culpabilité du FPR dans l’attentat sur la base de faux témoignages), la grande majorité des médias français (y compris Le Monde!) ont compris dès le 10 janvier au soir que le lieu du tir, s’il renvoyait bien au camp de Kanombe, livrait avec une probabilité d’environ 99% l’identité non pas des tireurs mais de la faction à l’origine de l’attentat: en l’occurrence, des officiers des ex-FAR, aidés ou non par des mercenaires. Et non le FPR de Paul Kagame.

2) “D’autre part, si le site de Kanombe, privilégié par les experts comme zone de lancement des missiles, peut en effet mener à l’intérieur d’un camp militaire hutu, il peut également conduire à l’extérieur.”

Si tous les chemins mènent à Rome, un site, lui, ne mène nulle part: ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Si Alma Rodinson “Crusoë”, naufragé du Politis, avait lu le rapport avant d’écrire son “article”, il saurait que les experts ont privilégié, sur “le site de Kanombe”, deux positions précises, numérotées (2) et (6), qui se trouvent à l’intérieur du camp. Certes, les experts ajoutent:

“Nous considérons qu’une zone étendue vers l’Est et le Sud, de l’ordre d’une centaine de mètres voire plus, sous réserve d’avoir un terrain dégagé vers l’axe d’approche de l’avion, peut être prise en compte.”

Se raccrochant comme il peut aux branches de sa déconvenue, Politis en oublie que le fait de savoir si le commando a tiré d’un côté ou de l’autre des barbelés cerclant cette partie du camp ne change pas grand-chose à la donne. L’avion d’Habyarimana était initialement attendu à 17h. Il a en fait survolé Kanombe à 20h25.

– Alma, Denis: comment un commando du FPR équipé de deux lance-missiles d’1,70m de longueur aurait-il pu rejoindre le camp de Kanombe depuis le CND, situé à 6 kilomètres de là, sachant que plusieurs barrages de l’armée rwandaise filtraient les véhicules sur la route entre ces deux lieux?

– Alma, Denis: comment ce commando aurait-il pu s’infiltrer dans ce camp militaire, y rester à couvert plus de 3 heures puis tirer consécutivement deux missiles sol-air sans être repéré?

– Alma, Denis: comment ce commando a-t-il réussi à s’exfiltrer et à retourner au CND sans encombres?

Aucun témoin miracle du juge Bruguière n’a jamais été en mesure de répondre à la moindre de ces questions. Ce qui laisse ouverte l’hypothèse d’une téléportation…

3) “Peut-on d’ailleurs raisonnablement imaginer que les extrémistes hutu auraient ‘signé’ leurs tirs depuis l’une de leurs bases?”

Alma Rodinson ignore apparemment que les “extrémistes hutu”, dont il nous parle “raisonnablement”, vont déclencher dans l’heure qui suit l’attentat un génocide contre l’ensemble de la population tutsi du Rwanda. Ce génocide durera 100 jours, avec une moyenne de 10.000 personnes assassinées quotidiennement. Ce génocide à ciel ouvert sera commis sans complexes, au vu et au su des expatriés occidentaux (jusqu’à leur départ du pays, mi-avril), des militaires français ou belges venus protéger leurs ressortissants, des casques bleus de la Minuar, des personnels d’ONG restés sur place. Demandez, par exemple, à Philippe Gaillard, du CICR, si les génocidaires portaient un déguisement de Spiderman pendant leur ignoble besogne, afin de ne pas être reconnus…

Pour faire plaisir au mystérieux “Alma Rodinson”, le commandant Denis Sieffert s'est approché bien trop près des récifs négationnistes…

Un génocide Alma, Denis, ce n’est pas vraiment un projet “raisonnable”. Torturer des enfants devant leur mère, mutiler des mères devant leurs enfants, violer collectivement des femmes ou des petites filles avant de les mettre à mort, fracasser la tête d’un nourrisson contre un mur, couper des têtes ou des mains à la machette, lancer des grenades dans des églises où des milliers de réfugiés terrorisés ont cru trouver refuge, enterrer vivantes des familles entières… tout cela, vous en conviendrez je l’espère, n’est guère raisonnable. Et la posture de Politis ne l’est pas davantage.

Il est vrai, à votre décharge, que le gourou de Politis en matière d’histoire du Rwanda, André Guichaoua (sociologue à Paris-I, par ailleurs témoin-expert du procureur du TPIR dans plusieurs affaires), qui aborde le génocide en épluchant les agendas des ministres du gouvernement intérimaire, n’a pas dû vous en parler souvent, de cette déraison qui caractérise le génocide des Tutsi – et, au-delà, toute entreprise exterminatrice. Les supplices infligés aux victimes sont totalement absents de ses livres. Le génocide, ce sociologue n’en parle que comme un concept, une abstraction, un processus politique corrélé à la guerre, dont il s’efforce de gommer l’édifiante singularité. Si un jour, d’aventure, vous croisez la route d’un rescapé rwandais, peut-être comprendrez-vous, Alma, Denis, ce que votre traitement du Rwanda, depuis plusieurs années, a d’ignominieux.

4) “On ne peut donc exclure des infiltrations de la zone par le FPR. Les forces de l’ONU n’ont-elles pas constaté des brèches dans la clôture du cantonnement du FPR à Kigali à cette époque? La seule évocation de Kanombe ne démontre donc rien.”

Ce passage, en tout cas, démontre plusieurs choses.

– La mauvaise foi de Politis, qui se cramponne à la thèse Bruguière plutôt que de prendre acte que celle-ci s’est effondrée. Comme pour Karachi, comme pour Tibhirine, comme pour les Moudjahidines du peuple, le juge Bruguière instruisait dans une direction conforme à la raison d’État. Et Marc Trévidic a pris le contrepied, éléments factuels à l’appui.

– L’ignorance par l’auteur du contexte historique, une nouvelle fois. Une brèche dans une clôture, dites-vous? Quelle est la source de cette info? Et même en admettant l’existence d’une telle brèche, elle ne serait jamais aussi conséquente que celle qui sape le raisonnement de Politis. En avril 1994, le CND (lieu de cantonnement du FPR) était sous haute surveillance. Officiellement celle de la Minuar: nul ne pouvait en sortir ni y entrer sans contrôle. Officieusement, celle de la garde présidentielle et des ex-FAR en général, qui surveillaient ce lieu comme le lait sur le feu. Denis et Alma pourraient s’offrir un séjour à Kigali, et aller contempler le CND. Ils constateraient que pour s’extraire discrètement, il existe des endroits plus propices. Ensuite, ils prendraient la route jusqu’à Kanombe, en se faisant préciser les lieux où se trouvaient les barrages des FAR à la date du 6 avril 1994. Avant d’aller patauger pendant 4 heures, à la tombée de la nuit, dans un champ de papyrus de Masaka, un missile sol-air en bandoulière.

Et cela, à coup sûr, les rendrait moins péremptoires.

5) “Surtout l’expertise, faute de traces matérielles après presque deux décennies écoulées, s’est appuyée essentiellement sur des témoins fournis par le régime rwandais, les témoins d’autres pistes ayant été écartés par les autorités comme cela avait déjà été le cas lors de l’enquête britannique (1).”

Alma, Denis, de quel type de potion magique vous abreuvez-vous pour parvenir à écrire autant de contrevérités dans une même phrase?

“Faute de traces matérielles…” Vous voulez rire, j’espère! La précision avec laquelle les experts parviennent à retracer la position de l’avion au moment de l’impact, l’approche qu’il suivait, le temps de sa chute, l’endroit où il a été touché, etc., donnera probablement le tournis à Politis le jour où l’un de ses collaborateurs fera l’effort de bosser un peu sur le dossier en général et sur le rapport en particulier. Cette précision se base sur des éléments d’information qui n’ont rien à voir avec des témoignages “fournis par le régime”.

Un seul exemple. Les experts ont pu étudier à Kigali une partie de la carcasse de l’avion, qui est restée depuis dix-huit ans à l’endroit où celui-ci a chuté. Ils ont pu, de ce fait, constater que les “trois réacteurs n’ont […] pas été sollicités, de près ou de loin, par l’explosion de la charge explosive du missile”. En revanche, au niveau de l’aile gauche, “l’éclatement de la ligne de rivets est typique d’une explosion interne de réservoir d’aile. Cette partie de l’aile est complètement disloquée et tordue par cette explosion interne. On constate que la peinture a brûlé sur certains morceaux”.

J’imagine que pour Politis, tout cela est du kinyarwanda. Alors j’en viens à la conclusion que les experts en tirent. Depuis les deux positions examinées à Masaka, écrivent-ils (p. 335), “le missile ne peut pas impacter le dessous de l’aile, dont le plan est plus bas que le lieu d’impact théorique. Il ne peut que pénétrer le réacteur gauche ou celui de l’arrière. Or, cela n’a pas été le cas […].”

Aucune “piste” n’a été “écartée”, sinon pourquoi les experts auraient-ils examiné deux hypothèses à Masaka? Ils ont travaillé à partir de l’ensemble des témoignages figurant dans le dossier susceptibles de donner une indication sur le site de tir. Et c’est au terme de cet examen comparatif, dont la méthodologie est rigoureusement exposée dans le rapport, qu’ils ont pu affirmer que les sites de Masaka étaient exclus. Que cela chagrine Politis, c’est un autre problème.

Or qu’a écrit l’universitaire belge Filip Reyntjens, à qui vous vous référez en note, dans son “Analyse du rapport Mutsinzi sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion présidentiel rwandais”, publiée en 2010 au lendemain de la divulgation de l’enquête rwandaise? Eh bien, selon ce Columbo improvisé, “les témoins que j’ai moi-même interrogé à Masaka en octobre 1994 sont formels: les missiles sont partis de la vallée entre la colline de Masaka et la route vers Rwamagana-Kibungo, près de l’endroit appelé “La Ferme’”. Aujourd’hui, Filip Reyntjens est bien silencieux, vous ne trouvez pas? Que valent ses témoins anonymes face à l’analyse scientifique contenue dans ce rapport de 338 pages? Masaka est écarté. Tous ceux qui ont affirmé que ce lieu correspondait au lieu de départ des missiles sont soit des manipulateurs, soit des gens qui, de bonne foi, ont été eux-mêmes manipulés.

Au risque de contrarier Politis,  on est bien obligé d’admettre que du point de vue balistique, les conclusions de l’enquête menée au Rwanda par la “Commission Mutsinzi” sont globalement conformes à l’expertise scientifique remise aux juges Poux et Trévidic. En 2010, le rapport Mutsinzi concluait que les tirs provenaient vraisemblablement du camp militaire de Kanombe. Les experts britanniques en balistique évoqués par Alma Rodinson, mandatés par cette commission, étaient en effet parvenus à cette conclusion.

Alors, qui désinforme? Kigali ou Politis?

6) “D’autre part, pourquoi les témoins de Masaka, lieu qui pointerait plutôt la piste FPR, ont-ils été écartés?”

Encore un mensonge de la taille d’un Falcon 50. Non seulement ces témoins n’ont pas été écartés (cf. supra), mais de plus, Masaka n’a jamais pointé la piste FPR: ce lieu était quasiment inaccessible aux hommes du FPR (là où Kanombe l’est totalement).

7) “Pourquoi l’expertise acoustique, sur laquelle la partie balistique se fonde, a-t-elle été faite à distance, depuis la France?”

Alma, Denis, c’est vraiment le monde à l’envers! C’est vous, journalistes, qui posez la question alors que vous prétendez avoir des révélations à faire sur le rapport, où la réponse se trouve. Et c’est moi, lecteur occasionnel de Politis, qui dois vous l’apporter. Pourtant l’article de Politis est payant et ce blog est gratuit.

“Au cours de nos investigations, écrivent les experts (p. 9), plus précisément lors de nos recherches engagées pour déterminer le lieu de tir des missiles, il nous est apparu nécessaire de nous entourer d’un spécialiste dans le domaine de l’acoustique. C’est ainsi que nous avons adressé aux Magistrats Instructeurs un courrier en date du 17 mars 2011, sollicitant l’adjonction d’un expert acousticien et demandant un report de délai au 30 septembre 2011”.

Que disait ce courrier?

“Suivant les modalités de propagation acoustique, nous pourrions être amenés à privilégier, ou a contrario rejeter, un ou plusieurs sites de tir possibles.”

Plus loin dans le rapport, les experts expliquent comment leur confrère a travaillé, tout en précisant que son rapport personnel figure en annexe du rapport principal.

“Pour répondre à sa mission, cet expert a estimé qu’il était indispensable de procéder à des essais au banc de différents propulseurs avec une instrumentation appropriée, pour mesurer les puissances sonores produites, de manière à pouvoir déterminer par « similitude » la puissance sonore émise par le type de missile que nous avons déterminé. Ces essais ont été réalisés sur le terrain d’essais de TDA à la Ferté Saint Aubin 45240, remplissant toutes les conditions de sécurité pyrotechniques. L’objectif, conformément à ce que souhaitait le collège d’experts, en fonction des différentes positions de tirs envisagées, a été essentiellement de:
– quantifier le niveau de pression sonore perçu par les observateurs au sol,
– croiser les valeurs de durée de propagation du son entre les positions de départs de tirs et les témoins situés dans un quartier comprenant des maisons individuelles, dont celle de M. et Mme PASUCH, à l’intérieur du camp militaire de KANOMBE,
– calculer, pour chaque hypothèse de tir, le temps de parcours du missile pour atteindre sa cible.
Pour cela, l’expert acousticien s’est appuyé sur le plan intitulé « Positions simulations 6 tirs missiles » 2010049_4908 Topo pièce n° 14 Indice 8, joint dans notre rapport et en annexe 1.
Les six hypothèses de tirs ont été positionnées sur ce plan […].”

J’ai pu rater un article ou deux, mais depuis le 10 janvier, je n’ai lu qu’une seule source mettant en doute, comme le fait Politis, le sérieux des conditions de simulation de l’expertise acoustique demandée a posteriori par le collège d’experts pour affiner son analyse. Je ne peux imaginer que cette source soit la vôtre. Car il s’agit du blog de Bernard Lugan:

– L’expert acoustique ne s’est pas rendu au Rwanda et il a fait son expertise « en chambre ».

– Il n’a jamais entendu un départ de SA 16.
– Selon certaines informations « officieuses » en cours de vérification, cette expertise aurait été faite sur simulation, avec un missile d’un type voisin du SA 16 et dans un camp militaire français de la région de Vierzon. Pour mémoire, la région de Vierzon est plate alors que celle du lieu de l’attentat est un cirque de collines…, ce qui a tout de même une certaine importance dans la propagation des sons !!!
Si ces informations étaient vérifiées, nous serions donc en plein amateurisme, pour ne pas dire en pleine dérive…

Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle…

Alma, Denis, vous avez gagné. Je réalise que j’en suis à peine à la moitié de votre article et qu’il me reste au moins autant de contrevérités à commenter qu’il y en a ci-dessus. Je jette l’éponge. Si nous étions à l’école, bien évidemment, l’issue ne ferait guère de doute: zéro pointé, carnet de correspondance, exclusion temporaire, redoublement.

Mais nous sommes dans l’univers enchanté des médias parisiens. Dans un monde où l’on peut écrire, comme vous l’avez fait dans le même article, que “la stratégie du régime de Kigali est très efficace, sur le modèle israélien, avec exploitation émotionnelle du génocide des Tutsis”, sans que cela ne provoque une légitime vague d’indignation.

Je vous donne rendez-vous dans quelques semaines. Le jour où les sept Rwandais aujourd’hui mis en examen bénéficieront d’un non-lieu. Je ne vous cacherai pas que la probabilité de ce scénario est supérieure à celle de l’obtention du Prix Pulitzer par Alma Rodinson. Je ne doute pas que ce jour-là, vous viendrez doctement nous expliquer, de  “source bien informée”, que le juge Trévidic a probablement obtempéré à un ordre de la Maison Blanche ou du Mossad.

Quoi qu’il en soit, je vous quitte sur une prédiction: dans les jours qui viennent, même si votre article n’est pas en accès libre sur le Web, il sera republié avec enthousiasme sur les sites de vos véritables alliés idéologiques. Je n’aimerais pas avoir à me contempler en ce miroir-là.

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3 Réponses to ““Politis”: le Costa Concordia de l’enquête Bruguière”

  1. Albert Rudatsimburwa (@albcool1) Says:

    Il n’a plus besoin d’en boire, il est tombé dedans quand il était petit!

  2. Rwanda-LaGrandeManip' Says:

    Il n’aura fallu attendre qu’une heure et demie avant que ma prédiction se réalise. Vous êtes déjà en bonne place sur le blog de Madeleine Raffin: http://madraffin.centerblog.net/6576270-Rwanda-Verite-irrefutable-vraiment

    Congrats!

  3. Fernand Kobayashi Says:

    Mais enfin arrêtez de vous en prendre à une jeune journaliste INDEPENDANTE qui en plus fait des dédicaces à la famille royale d’Angleterre. Moi elle me fait rêver cette Alma Rodinson, Crusoë et Lady Di seuls sur une île, le rêve français comme on dit au parti socialiste, l’autre pays du fromage et du génocide.

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